Je ne suis plus une femme

J’arrache ma liberté avec ma langue qui nage
au creux de tes lèvres.
Tes doigts fouillent mon âme.
Ils ne connaissent pas notre existence parce qu’ils nous voient pas.

J’arrache ma liberté avec mon clitoris de gouine
et je respire dans une extase nouvelle mes
effluves de cyprine.

Pour ne plus jamais me taire.

Mon sein coule sous l’herbe. Radicalité des corps. Mon sexe ne sera jamais une prison.
Tes cheveux glissent sur mon visage. Je n’ai pas besoin d’être un homme pour te baiser et encore moins te faire jouir.

Je ne suis plus une femme.
Et je m’en réjouis.

4 commentaires sur « Je ne suis plus une femme »

  1. Je découvre avec joie vos publications consacrées au culte de l’amour, de la beauté et de la culture !
    Compte tenu que les climats passionnels et érotiques conviennent à votre nature voluptueuse et paresseuse ; attendu que vous me semblez dotée d’un niveau d’instruction élevé, je vous offre ce merveilleux sonnet en lecture :

    – Acrostiche saphique –

    Dans le lit maculé de foutre et de salive
    Eve nue en chaleur et le ventre écumant
    Unit sa belle bouche au con de son amant
    Xavière aux poils crépus sur une chair olive

    Grandes, plongeant la tête au gouffre des genoux,
    O qu’elles font un couple atroce de femelles
    Un couple oroventral bandant jusqu’aux mamelles
    Gavé de foutre clair et plein d’horreur pour nous

    Nous les aimons pourtant, les gougnottes chéries
    Ouvrant leurs bouches d’ombre et leurs vulves fleuries
    Trous d’amour destinés à nos membres virils

    Tout leur être nous a des grâces embrouillées
    Et nous aimons, avec des gestes puérils,
    Sentir l’odeur des cons sur leurs bouches mouillées.

    Pierre Louÿs [ 1870-1925]

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      1. Effectivement, j’ai un a priori bien plus positif concernant les « Poèmes lesbiens » que le poète érotique Henri Cantel (1825-1878) publia dans son savoureux recueil intitulé « Amours et Priapées » et j’imagine que vous avez déjà été séduite par la sensualité dégagée (sans obscénité aucune) de sa représentation des plaisirs entre femmes, par la célébration qu’il fait du corps féminin, le tout dans un jeu de subtiles métaphores.

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